Denise Schindler athlète paralympique allemande
Auteur : 
SANDRA FERLEY

Améliorer les performances, c’est la grande quête du sport. Du plus haut niveau au sportif du dimanche, Citius, Altius, Fortius (plus vite, plus haut, plus fort ) la devise popularisée par le baron de Coubertin, est devenue une glorification de la performance et de la victoire, bien loin de la seule adresse à progresser et à se dépasser. Un but pour lequel tous les moyens sont bons.

Depuis longtemps les substances chimiques accompagnent les dérives de certains sportifs. Aujourd’hui la technique s’y ajouterait pour greffer des moteurs dans des vélos par exemple. Il y a des recherches en biomimétique/biomécatronique, dont l’un des porte-drapeau est Hugh Herr. Cet alpiniste prometteur qui a été amputé des deux jambes à l’âge de 17 ans est devenu ingénieur et directeur de recherche au Massachusetts Institute of technology (MIT). Il a conçu et fabriqué ses propres prothèses, qui réagissent comme des muscles vivants. Des prothèses robotiques qui se connectent au reste du corps.

Il y a quatre ans le journal L’Equipe racontait (1) le déroulement de jeux biolympiques, avec des athlètes améliorés, augmentés, peaufinés dès leur plus jeune âge pour devenir des athlètes parfaits. Une épreuve qu’ils imaginaient advenir en 2048. Autant dire demain.

L’équipement fait corps avec le sportif

Si on revient à aujourd’hui, les gains de performances passent dorénavant par une amélioration du matériel à disposition du sportif. De nombreux athlètes professionnels tirent déjà parti des avantages de la personnalisation, avec des vêtements et des équipements adaptés à leurs besoins spécifiques, conçus pour optimiser leurs performances.

L’impression 3D a fait franchir un cap à cette personnalisation. Ingénieurs, designers et techniciens se forment et l’utilisent de plus en plus pour concevoir des pièces plus légères ou plus robustes afin de gagner en vitesse ou en masse. La fabrication additive permet d’imaginer et de créer des équipements et des appareils de sécurité ou médicaux, mais aussi des chaussures et des tenues adaptés à la morphologie et à la pratique d’un athlète spécifique.

 

L’équipement sportif est particulièrement compatible avec les fonctionnalités de l’impression 3D, car il est souvent de petite taille et créé à l’aide d’un matériau unique. Son efficacité dépendant de son ajustement à l’utilisateur, l’imagerie 3D de celui-ci permet de créer un équipement tenant compte de chacun de ses mouvements pour l’aider à les optimiser.

 

Le produit le plus développé est sans nul doute les chaussures de sport, obtenues après que des capteurs ont collecté des informations sur l’interaction entre le pied et son contenant. Mais le champ des possibles est immense. Des casques analysent les chocs, des prothèses s’adaptent au millième de millimètre près, des fauteuils roulants sont carénés comme des Formules 1 qui elles-mêmes s’en remettent à la fabrication additive de certaines pièces. On envisage de pouvoir fabriquer des moules personnalisés imprimés sur la ligne de touche d’un match de football pour permettre une guérison plus rapide des athlètes en cas de fracture. De plus en plus l’équipement fait corps avec le sportif. Jusqu’à ce qu’il fasse le corps ?

 

(1) A lire sur le site Internet https://www.lequipe.fr/explore/athlete-2064/?fb_action_ids=1020242645435...

 

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